Arthrose et prothèse d’épaule

L’arthrose de l’épaule (omarthrose) correspond à l’usure du cartilage entre la tête de l’humérus et la glène de l’omoplate. Elle entraîne douleurs, raideur et perte de force. Le Dr Victor Katz, chirurgien orthopédiste du membre supérieur à Paris (17ᵉ, 16ᵉ) et Tremblay-en-France, propose une prise en charge graduée : traitements médicaux, gestes sous arthroscopie et, si besoin, prothèse d’épaule (anatomique ou inversée).

Qu’est-ce que l’arthrose de l’épaule ?

L’épaule est une articulation hautement mobile qui permet de lever, tourner et écarter le bras. Ce mouvement fluide repose sur un cartilage sain recouvrant l’humérus et la glène. En cas d’omarthrose, ce cartilage s’amincit puis disparaît : les surfaces osseuses frottent entre elles, provoquant douleur et raideur. L’épaule supporte moins le poids du corps que hanche ou genou ; l’arthrose y est donc moins fréquente, mais peut devenir très invalidante.

On distingue deux type d’omarthrose :

  • L’arthrose primitive : atteinte « dé novo » du cartilage, plus volontiers après 60 ans, parfois bilatérale et un peu plus fréquente chez la femme.
  • L’arthrose secondaire : conséquence d’une luxation récidivante, d’une fracture, d’une sequela post-infectieuse ou d’une rupture de la coiffe des rotateurs (usure dite « cuff tear arthropathy »).

Quels sont les symptômes de l’arthrose de l’épaule ?

Que l’arthrose de l’épaule soit primitive ou secondaire, l’usure conduit à un amincissement du cartilage puis à une disparition de celui-ci. Les frottements osseux produisent alors des douleurs.  Au début, la gêne est intermittente. Puis apparaissent :

  • Douleurs mécaniques à l’usage, devenant parfois quasi permanentes ;
  • Douleurs nocturnes, rendant difficile le fait de dormir sur le côté atteint ;
  • Raideur et perte d’amplitudes (difficulté à lever le bras, se coiffer, s’habiller) ;
  • Baisse de force et appréhension au port de charge.

Lorsque la coiffe des rotateurs est rompue, l’élévation active peut devenir très limitée : le patient « n’arrive plus à lever le bras » malgré des douleurs parfois paradoxalement modérées.

Comment diagnostiquer une omarthrose ?

La consultation spécialisée avec le Dr Victor Katz à Paris ou Tremblay-en-France associe interrogatoire ciblé (douleurs, gêne, antécédents), examen clinique (mobilité passive/active, tests de coiffe) et imagerie (radiographies de face et profil pour déceler un  pincement articulaire, des ostéophytes, des géodes, un recentrage ou une excentration de la tête humérale).

En prévision d’une intervention chirurgicale, d’autres examens peuvent être prescrits : 

  • Arthro-scanner : permet d’évaluer l’état du cartilage articulaire à la recherche d’arthrose, de rechercher et de quantifier une rupture des tendons.
  • IRM : utile pour évaluer l’état des tendons de la coiffe et des tissus péri-articulaires.
  • Bilan infectieux pré-opératoire (dentaire/urinaire) si une prothèse est envisagée, afin de réduire le risque d’infection.

Le traitement médical de l’arthrose de l’épaule

Face à une arthrose de l’épaule confirmée, votre chirurgien-orthopédiste proposera une prise en charge médicale dans un premier temps. L’objectif est de soulager la douleur, limiter l’inflammation et préserver la mobilité :

  • Antalgiques et AINS (sur une période limitée) pour contrôler la douleur.
  • Rééducation et parfois balnéothérapie : entretien des amplitudes, étirements doux, travail de la scapula, renforcement indolore.
  • Infiltrations (corticoïdes, sous contrôle écho/radio) : à espacer et ne pas multiplier, particulièrement en présence d’une coiffe fragile.
  • Visco-supplémentation (acide hyaluronique) : peut être discutée dans les formes débutantes sélectionnées pour améliorer le confort articulaire.
  • Mesures d’hygiène articulaire : adaptation des gestes, fractionnement des efforts, correction des facteurs favorisants au travail ou au sport.

Si la douleur persiste, un geste arthroscopique ou la prothèse d’épaule peuvent être proposés selon l’âge, l’attente fonctionnelle et l’état de la coiffe.

Traitement chirurgical conservateur : le « lavage » arthroscopique

Chez des patients jeunes ou dans les formes débutantes, l’arthroscopie permet le nettoyage (synovectomie, retrait de corps libres/ostéophytes gênants), la gestion d’un tendon du biceps pathologique (ténotomie/ ténodèse) et éventuellement des libérations capsulaires pour gagner en mobilité.

Ce traitement ne guérit pas l’arthrose, mais diminue la douleur et diffère la prothèse. L’indication est posée au cas par cas après discussion.

Prothèse d’épaule : unipolaire, anatomique ou inversée ?

Quand la douleur et la raideur altèrent la qualité de vie malgré un traitement bien conduit, l’arthroplastie devient la solution la plus efficace. Le choix du modèle dépend principalement de l’état de la coiffe des rotateurs.

Prothèse unipolaire

Utilisée le plus souvent après fracture complexe ou nécrose de la tête humérale.
À un stade précoce, lorsqu’il existe une glène intacte, il est possible de ne remplacer que la partie humérale de l’articulation. Ce geste permet de préserver le stock osseux glénoïdien tout en soulageant la douleur.

Prothèse totale anatomique

Indiquée lorsque la coiffe est fonctionnelle. Elle remplace les surfaces articulaires (tête humérale et glène) en préservant la biomécanique naturelle de l’épaule. Objectifs : douleur nettement réduite, mobilité et force améliorées, reprise des gestes du quotidien.

Prothèse totale inversée

Indiquée si la coiffe est rompue/irrécupérable ou en cas d’excentration importante. La géométrie de l’articulation est inversée (glénosphère côté glène), de sorte que c’est le deltoïde qui assure l’élévation du bras.

Souvent proposée après 70 ans, elle apporte un soulagement majeur des douleurs et une fonction satisfaisante pour la vie courante, même si l’amplitude maximale reste plus limitée qu’avec une prothèse anatomique.

Les résultats des prothèses sur les douleurs sont très bons, la récupération en amplitude est à long terme de 80 à 90 % par rapport à la normale pour une prothèse anatomique et 60 à 70 % pour une prothèse inversée. Les fortes sollicitations et les sports à risque doivent être évités.

Comment se déroule la pose de prothèse ?

La pose d’une prothèse d’épaule est une intervention parfaitement codifiée, planifiée avec précision à partir de votre scanner préopératoire.  Celui-ci permet au Dr Victor Katz de choisir le modèle d’implant le mieux adapté à votre morphologie et à votre pathologie. Une planification 3D préopératoire est systématiquement réalisée à partir du scanner afin d’adapter le positionnement des implants à la morphologie du patient.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale, le plus souvent associée à un bloc loco-régional qui endort temporairement le bras pour assurer un confort optimal après l’opération. Elle nécessite une hospitalisation courte, généralement de deux à trois jours.

Une fois en salle d’opération, le chirurgien accède à l’articulation par une incision antérieure de quelques centimètres. Il procède d’abord à la préparation minutieuse des surfaces osseuses, retire les parties abîmées et met en place les implants prothétiques (humeral et glénoïdien). L’intervention dure en moyenne une heure à une heure et demie, selon le type de prothèse (anatomique ou inversée).

L’intervention est souvent réalisée en ambulatoire, grâce à un protocole d’analgésie postopératoire à domicile très efficace, permettant un retour rapide au confort.

Quelles sont les suites opératoires ?

À la sortie, le Dr Victor Katz prescrit :

  • Soins infirmiers un jour sur deux pendant environ 15 jours (pansements, surveillance de la cicatrice, ablation des fils).
  • Programme de kinésithérapie progressif : entretien des mobilités passives, puis actives aidées, renforcement léger, recentrage scapulaire.
  • Consignes à domicile : port régulier du gilet, sommeil en position semi-assise au début, glaçage, gestion de la douleur.

La reprise des activités de la vie quotidienne se fait graduellement ; le retour à une activité manuelle soutenue s’envisage après 3 à 4 mois selon le type de prothèse et l’évolution.

Quelles sont les complications éventuelles de la prothèse d’épaule ?

Comme pour toute chirurgie, certaines complications peuvent survenir, bien que rares :

  • Luxation de prothèse : exceptionnelle, nécessitant une réduction.
  • Infection : rare grâce aux protocoles d’asepsie et à la préparation préopératoire.
  • Hématome ou raideur : souvent transitoires et suivis par le kinésithérapeute.
  • Algodystrophie : main gonflée et douloureuse, avec évolution parfois prolongée.
  • Usure ou descellement tardif : à long terme, la durée de vie moyenne varie selon l’usage et la qualité osseuse.

Une préparation pré-opératoire rigoureuse, une technique précise et un suivi rapproché permettent d’en réduire fortement la probabilité.

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