Pseudarthrose du scaphoïde
La pseudarthrose du scaphoïde correspond à l’absence de consolidation d’une fracture du scaphoïde plusieurs mois après un traumatisme. Souvent silencieuse au début, elle peut entraîner avec le temps des douleurs, une perte de mobilité et une arthrose progressive du poignet.
Le Dr Victor Katz, chirurgien orthopédiste du membre supérieur à Paris (17ᵉ et 16ᵉ) et à Tremblay-en-France, prend en charge cette pathologie à l’aide de techniques chirurgicales précises visant à restaurer la stabilité et la fonction du poignet.
Qu’est-ce que la pseudarthrose du scaphoïde ?
Le scaphoïde est un petit os du poignet, situé dans le prolongement du pouce, particulièrement mobile mais mal vascularisé. C’est aussi l’os du carpe le plus souvent fracturé : près de 70 % des fractures carpiennes le concernent.
Lorsqu’une fracture du scaphoïde ne consolide pas au-delà de six mois, on parle de pseudarthrose. Dans ce cas, le processus naturel de cicatrisation osseuse s’interrompt : l’os ne se soude plus, et une mobilité anormale persiste au niveau de la fracture.
Cette pseudarthrose peut rester asymptomatique plusieurs mois avant de se manifester par :
- des douleurs à l’extension ou à l’appui,
- un gonflement épisodique du poignet,
- une diminution de la force et des amplitudes articulaires.
Non traitée, elle évolue vers une arthrose du poignet, rendant le traitement ultérieur plus complexe.
Quels sont les traitements possibles ?
La pseudarthrose du scaphoïde nécessite dans la majorité des cas un traitement chirurgical, l’immobilisation seule n’étant plus suffisante. Le Dr Victor Katz, chirurgien orthopédiste à Paris et Tremblay-en-France, choisit la technique la mieux adaptée selon le degré d’évolution et la vitalité de l’os.
Vissage en compression
Indiqué dans les formes précoces, le vissage en compression consiste à insérer une vis compressive à l’intérieur du scaphoïde. Cette vis rapproche les fragments osseux et favorise leur consolidation.
L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale, en chirurgie ambulatoire. Le patient porte ensuite une attelle pendant quelques semaines. Les suites sont simples et la douleur post-opératoire modérée.
Greffe d’os
C’est le traitement le plus courant des pseudarthroses du scaphoïde. Il est proposé lorsque la vascularisation de l’os est suffisante et qu’aucune arthrose n’est présente.
Déroulement
- Prélèvement d’un greffon osseux sur la zone du radius par une incision de 2 cm,
- Retrait du tissu fibreux au niveau de la pseudarthrose,
- Mise en place du greffon sculpté dans le foyer osseux,
- Fixation par broches ou vis.
Le poignet est ensuite immobilisé entre 6 et 12 semaines. Des douleurs temporaires peuvent apparaître au niveau du prélèvement, sans séquelles à long terme.
Greffon vascularisé
Lorsque la pseudarthrose est ancienne ou que la vascularisation du scaphoïde est compromise, le Dr Katz opte pour une greffe osseuse vascularisée. Le fragment d’os est prélevé sur le radius avec son artère et sa veine, garantissant une irrigation sanguine continue du greffon.
Cette technique favorise une consolidation plus rapide et plus fiable, avec des taux de succès élevés. Elle est pratiquée en chirurgie ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale, avec une immobilisation de 6 à 12 semaines. La récupération fonctionnelle est souvent excellente, proche de celle d’un poignet normal.
Ablation du scaphoïde
Ce traitement n’est envisagé qu’en dernier recours, lorsque la greffe iliaque ou la greffe vascularisée ont échoué, ou qu’une arthrose avancée s’est installée.
Deux options sont possibles :
- Ablation de la première rangée des os du carpe,
- ou arthrodèse partielle (fixation des quatre os internes du poignet).
Ces interventions stabilisent le poignet mais entraînent une perte partielle de mobilité et de force. Elles permettent néanmoins de supprimer la douleur et de conserver une autonomie fonctionnelle satisfaisante pour les gestes du quotidien.
Implant en pyrocarbone
En cas de nécrose du pôle proximal du scaphoïde, un implant en pyrocarbone peut remplacer l’os manquant. Ce matériau biocompatible offre une bonne mobilité articulaire et une résistance mécanique durable.
Cette solution innovante est réservée à des cas bien précis, évalués par le chirurgien.
Suites opératoires et rééducation
La consolidation après chirurgie dépend du type de pseudarthrose, de l’âge du patient et surtout du tabagisme, qui ralentit la cicatrisation osseuse. Il est fortement recommandé d’arrêter de fumer avant l’intervention.
La consolidation survient en moyenne en trois mois.
- Des radiographies régulières permettent de vérifier l’évolution du greffon et la stabilité du matériel.
- Une rééducation débute après la phase d’immobilisation : elle vise à restaurer la mobilité, la force de serrage et la souplesse du poignet.
- La reprise du sport ou des activités manuelles intensives est possible à partir du sixième mois.
Complications possibles
Comme toute intervention chirurgicale, le traitement de la pseudarthrose du scaphoïde comporte quelques risques :
- Absence de consolidation nécessitant une reprise chirurgicale,
- Raideur ou perte de force du poignet,
- Infection locale ou générale, rare mais possible,
- Problèmes de cicatrisation (hématome, douleur, adhérences),
- Algodystrophie, réaction douloureuse et prolongée du poignet.
Ces complications sont rares et font l’objet d’une surveillance attentive au cours du suivi post-opératoire.
L’expertise du Dr Victor Katz
Le Dr Victor Katz est chirurgien orthopédiste spécialisé dans la chirurgie du membre supérieur : épaule, coude, poignet et main. Il exerce à Paris (17ᵉ et 16ᵉ) et à Tremblay-en-France.
Reconnu pour son expertise en chirurgie du poignet, il privilégie les techniques mini-invasives et les greffes osseuses de précision pour restaurer la fonction articulaire tout en minimisant les séquelles. Son approche associe rigueur médicale, écoute attentive et pédagogie, garantissant un accompagnement complet avant et après la chirurgie.
Comment poser le diagnostic d’une pseudarthrose du scaphoïde ?
Si la fracture initiale du scaphoïde est connue, le Dr Katz contrôle la consolidation grâce à la radiographie. L’absence de cal osseux au-delà de six mois oriente le diagnostic.
Lorsque la fracture n’a pas été identifiée à l’époque du traumatisme, le patient consulte le plus souvent pour des douleurs chroniques ou une gêne fonctionnelle. Le diagnostic repose alors sur un bilan d’imagerie complet :
Ces examens sont indispensables pour établir un plan thérapeutique personnalisé.
En savoir plus :
Une fracture du scaphoïde mal consolidée peut évoluer vers une pseudarthrose et entraîner douleurs chroniques et perte de mobilité du poignet.