Entorse du pouce
Une entorse du pouce correspond à une atteinte ligamentaire de cette articulation, le plus souvent causée par un traumatisme en extension ou en écartement forcé du pouce.
Sans diagnostic rapide et prise en charge adaptée, cette lésion peut compromettre durablement la stabilité et la force du pouce.
- Qu'est-ce qu'une entorse du pouce ?
- Quels sont les symptômes de l'entorse du pouce ?
- Le diagnostic d’une entorse du pouce
- Les traitements de l’entorse du pouce
- Quelles sont les suites opératoires ?
- Que se passe-t-il en cas d’entorse non traitée ?
- Quelles sont les complications possibles ?
- L’approche du Dr Victor Katz
Qu’est-ce qu’une entorse du pouce ?
Le pouce joue un rôle essentiel dans la préhension et la précision des gestes du quotidien. Son articulation métacarpo-phalangienne, située à la base du pouce, assure la stabilité de la “pince” pouce-index indispensable à la plupart des mouvements de la main.
Une entorse correspond à l’élongation ou à la rupture partielle ou complète d’un ligament, structure fibreuse qui relie deux os et stabilise l’articulation. Le pouce comporte deux ligaments principaux :
- le ligament latéral interne (LLI), situé du côté de l’index,
- le ligament latéral externe (LLE), du côté opposé.
Ces ligaments permettent de maintenir la stabilité de la base du pouce lors des mouvements de pince et de rotation.
Lors d’un traumatisme (chute, sport de contact, ski, balle mal réceptionnée), un écartement brutal du pouce peut entraîner une déchirure partielle ou totale du LLI, provoquant une entorse. Ce type de lésion est parfois surnommé “pouce du skieur”, car il survient fréquemment lorsque le bâton de ski reste coincé dans la main lors d’une chute.
Quels sont les symptômes de l’entorse du pouce ?
En cas d’entorse du pouce, les symptômes apparaissent immédiatement après le traumatisme :
- Douleur aiguë à la base du pouce, accentuée à la mobilisation ;
- Gonflement et ecchymose autour de l’articulation métacarpo-phalangienne ;
- Diminution de la force de pince, rendant difficile la saisie d’un objet ;
- Parfois une sensation d’instabilité ou de “pouce qui fuit”.
Le diagnostic d’une entorse du pouce
Lors de la consultation à Paris ou Tremblay-en-France, le Dr Victor Katz procède à un examen clinique minutieux : il interroge le patient sur le mécanisme du traumatisme, recherche une laxité anormale en écartant doucement le pouce et évalue la douleur, la stabilité et l’amplitude articulaire.
La gravité de la lésion (bénigne, moyenne ou grave) dépend du degré de rupture ligamentaire. Ce diagnostic précis conditionne le choix du traitement.
Les examens complémentaires
L’examen clinique est souvent suffisant, mais le Dr Katz peut prescrire des examens d’imagerie pour confirmer son diagnostic :
- Radiographie standard : elle permet d’exclure une fracture associée ou un arrachement osseux.
- Radiographies dynamiques : réalisées pendant les tests de stabilité, elles peuvent montrer un écartement anormal de l’articulation.
- Échographie : utile pour visualiser directement la rupture ligamentaire et vérifier l’absence d’un “effet Stener” (interposition du tendon de l’adducteur entre le ligament rompu et l’os, empêchant la cicatrisation).
- En cas de doute, une IRM peut être proposée pour préciser l’atteinte ligamentaire et capsulaire.
Les traitements de l’entorse du pouce
Le traitement dépend de la sévérité de la lésion :
- Les entorses bénignes (simple étirement) nécessitent un traitement conservateur.
- Les entorses moyennes (rupture partielle) peuvent aussi être traitées sans chirurgie.
- Les entorses graves, avec rupture complète du LLI ou effet Stener, requièrent une intervention chirurgicale.
1. Le traitement orthopédique
Pour les formes bénignes ou modérées, le traitement repose sur l’immobilisation du pouce afin de permettre la cicatrisation du ligament.
Le Dr Katz prescrit une orthèse sur mesure ou une attelle en résine qui immobilise uniquement l’articulation métacarpo-phalangienne, tout en laissant le poignet et les autres doigts libres.
La durée d’immobilisation est généralement de 3 semaines pour une entorse bénigne et de 5 semaines pour une entorse moyenne.
Une fois l’attelle retirée, une rééducation douce permet de restaurer la mobilité et la force du pouce. Le patient doit cependant éviter toute activité sollicitant fortement la pince pouce-index pendant environ 2 mois.
En cas de raideur persistante, des séances de kinésithérapie sont prescrites pour favoriser la récupération complète.
2. Le traitement chirurgical
En cas de rupture complète du ligament latéral interne, la chirurgie est nécessaire pour restaurer la stabilité articulaire et prévenir une future arthrose.
L’opération est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie loco-régionale (seul le bras est endormi). Le Dr Victor Katz pratique une petite incision sur le bord interne du pouce pour accéder au ligament. Si le ligament est arraché de l’os, il est réinséré à l’aide d’ancres résorbables fixées dans l’os. Si la capsule articulaire est lésée, elle est réparée dans le même temps opératoire.
Cette technique microchirurgicale permet une réparation solide et durable, tout en préservant l’esthétique du pouce.
Quelles sont les suites opératoires ?
Après l’intervention une attelle sur mesure est mise en place pour 5 à 6 semaines. Les pansements sont réalisés tous les deux jours pendant une quinzaine de jours et les fils sont retirés à partir du 12ᵉ jour.
La rééducation débute ensuite, axée sur la mobilité et la proprioception. La reprise des activités quotidiennes est progressive, et le sport peut être repris au bout de 3 à 4 mois en moyenne.
Bon à savoir
Même après une prise en charge optimale, un gonflement ou une gêne résiduelle peuvent persister plusieurs mois. Ces symptômes sont transitoires et sans gravité : ils disparaissent progressivement avec la rééducation et la reprise des activités quotidiennes.
Que se passe-t-il en cas d’entorse non traitée ?
Une entorse négligée peut évoluer à bas bruit, sans douleur majeure, mais la stabilité du pouce se détériore progressivement. Le patient finit par ressentir une faiblesse lors de la pince et une impression de “pouce qui part sur le côté”.
Cette instabilité chronique entraîne une usure progressive du cartilage (arthrose métacarpo-phalangienne) responsable de douleurs à l’effort, de perte de mobilité et d’une diminution de la force de préhension.
Dans ces formes tardives (lorsqu’une rupture ancienne est passée inaperçue), l’intervention devient nécessaire : le Dr Katz peut alors proposer une greffe ligamentaire pour restaurer la stabilité, ou, en cas d’arthrose évoluée, une arthrodèse (blocage articulaire) afin de supprimer la douleur tout en conservant une excellente fonction globale de la main.
Quelles sont les complications possibles ?
Comme pour toute chirurgie, certaines complications, bien que rares, peuvent survenir :
- Raideur de la colonne du pouce, régressive avec la rééducation ;
- Infection post-opératoire, maîtrisable par traitement antibiotique précoce ;
- Algodystrophie (main douloureuse et gonflée, avec raideur temporaire) ;
- Troubles sensitifs liés à une irritation nerveuse transitoire ;
- Rupture secondaire du ligament, exceptionnelle mais possible après un nouveau traumatisme.
Le Dr Katz veille à informer chaque patient des risques potentiels et à adapter le protocole de suivi pour minimiser ces complications.
L’approche du Dr Victor Katz
Fort de son expérience en chirurgie de la main, du poignet et du membre supérieur, le Dr Victor Katz assure une prise en charge complète et personnalisée des entorses du pouce, du diagnostic initial à la rééducation finale.
Son approche repose sur une analyse clinique et radiologique rigoureuse, l’utilisation de techniques chirurgicales mini-invasives pour préserver les tissus et un accompagnement post-opératoire attentif, en coordination avec les kinésithérapeutes.