La rhizarthrose – arthrose du pouce
La rhizarthrose, plus connue sous le nom d’arthrose du pouce, est une affection fréquente, souvent invalidante au quotidien. Elle correspond à l’usure du cartilage entre le trapèze (un os du poignet) et le premier métacarpien (l’os de la base du pouce). Cette articulation, très sollicitée dans les gestes de préhension, permet la pince entre le pouce et l’index, mouvement essentiel pour écrire, boutonner une chemise ou ouvrir un bocal.
- Qu'est ce que la rhizarthrose ?
- Quels sont les symptômes de la rhizarthrose ?
- Comment poser le diagnostic ?
- Quels sont les traitements de la rhizarthrose ?
- Quelles sont les suites de l'intervention chirurgicale ?
- Quelles sont les complications éventuelles de l'intervention chirurgicale ?
- L’approche du Dr Victor Katz
Qu’est ce que la rhizarthrose ?
La rhizarthrose correspond à une usure progressive du cartilage au niveau de la base du pouce, entre le trapèze et le premier métacarpien.
Cette arthrose est particulièrement fréquente après 50 ans, et touche davantage les femmes, notamment après la ménopause, en raison d’un relâchement ligamentaire. Elle peut être bilatérale et s’associer à d’autres affections de la main comme le syndrome du canal carpien ou le doigt à ressaut.
Le plus souvent, la cause est mécanique et dégénérative, sans événement déclencheur précis. Parfois, elle survient après une fracture ou une entorse ancienne.
La gêne fonctionnelle est très variable : certains patients présentent des douleurs sévères malgré des radios peu marquées, tandis que d’autres tolèrent bien une arthrose pourtant avancée.
Quels sont les symptômes de la rhizarthrose ?
Le premier signe est presque toujours la douleur à la base du pouce, accentuée lors des gestes impliquant la pince entre le pouce et l’index : tourner une clé, écrire, coudre, ouvrir un bocal, ou simplement décrocher le téléphone.
Avec le temps, on observe :
- une douleur mécanique (pendant l’effort, puis parfois au repos),
- une perte de force dans la main,
- une diminution de la mobilité du pouce,
- et une déformation visible à la base du pouce (appelée “pouce en Z”).
Le patient adopte alors inconsciemment un mouvement d’évitement, sollicitant davantage les autres doigts, ce qui peut provoquer d’autres douleurs articulaires. L’évolution se fait lentement sur plusieurs années : la déformation s’accentue, la douleur finit souvent par s’atténuer, mais la raideur et la perte de fonction persistent.
Quels sont les traitements de la rhizarthrose ?
La prise en charge dépend du stade d’évolution et de la gêne ressentie dans la vie quotidienne. Le Dr Katz privilégie toujours une approche progressive, en commençant par un traitement médical avant d’envisager la chirurgie.
Le traitement médical
Dans les formes débutantes ou modérées, il repose sur plusieurs mesures associées :
- Anti-inflammatoires et antalgiques pour calmer les crises douloureuses,
- Port d’une orthèse sur mesure (attelle amovible) afin de stabiliser la base du pouce, surtout la nuit,
- Séances de kinésithérapie pour entretenir la mobilité,
- Infiltrations de cortisone sous contrôle radiologique, réalisées par le Dr Katz, pour réduire l’inflammation locale,
- Adaptation des gestes du quotidien pour limiter les mouvements forcés du pouce.
Ces mesures permettent de soulager efficacement la douleur chez de nombreux patients, parfois pendant plusieurs années.
Le traitement chirurgical
Lorsque la gêne persiste malgré le traitement médical, ou lorsque la mobilité devient trop limitée, le recours à la chirurgie peut être proposé. L’intervention est réalisée sous anesthésie loco-régionale (membre supérieur endormi) en ambulatoire.
La ténotomie partielle du long abducteur du pouce
Indiquée chez les patients jeunes ou lorsque l’arthrose est encore débutante, elle consiste à sectionner partiellement le tendon qui exerce une pression sur l’articulation. Ce geste léger peut diminuer la douleur, mais ses résultats sont variables et souvent temporaires.
La trapézectomie (ablation du trapèze)
C’est la technique de référence lorsque l’arthrose est avancée. Le Dr Katz procède à l’ablation complète de l’os trapèze, dont la surface articulaire est usée. La base du pouce est ensuite stabilisée à l’aide d’un fragment du tendon long abducteur, formant un coussinet amortisseur. Cette chirurgie permet :
- une disparition durable des douleurs,
- une mobilité conservée,
- et une fonction stable du pouce dans les gestes du quotidien.
La prothèse trapézo-métacarpienne
Alternative à la trapézectomie, la prothèse reproduit le mouvement naturel de l’articulation grâce à un implant.
Elle offre une récupération rapide et une meilleure amplitude à court terme, mais sa durabilité est moindre. C’est pourquoi elle est réservée aux patients plus âgés et peu sollicitants.
Quelles sont les suites de l’intervention chirurgicale ?
Les suites de la prothèse et de la trapézectomie sont relativement similaires. Des soins sont à faire pendant 15 jours et une attelle doit être portée pendant 4 semaines pour la trapézectomie et 2 semaines pour la prothèse.
La rééducation débute dès la fin de l’immobilisation pour retrouver la force et la souplesse du pouce.
La récupération varie selon la technique utilisée :
- après une trapézectomie, la consolidation est progressive sur 3 à 6 mois,
- après une prothèse, la fonction revient plus vite mais nécessite une surveillance régulière
Quelles sont les complications éventuelles de l’intervention chirurgicale ?
Les complications sont rares, mais peuvent inclure :
- une irritation nerveuse transitoire (fourmillements du pouce),
- un hématome post-opératoire,
- une infection locale ou générale (exceptionnelle),
- une algodystrophie : main gonflée et douloureuse, entraînant une raideur temporaire, mais toujours réversible,
- dans le cas de la prothèse : usure ou descellement après plusieurs années, nécessitant une reprise chirurgicale.
Un suivi postopératoire attentif et une rééducation adaptée permettent d’obtenir des résultats très satisfaisants et durables.
L’approche du Dr Victor Katz
Le Dr Victor Katz, chirurgien orthopédiste du membre supérieur à Paris et Tremblay-en-France, met un point d’honneur à proposer une prise en charge personnalisée, adaptée à la douleur, à l’âge et aux besoins fonctionnels de chaque patient.
Son expérience dans la chirurgie de la main garantit une sélection rigoureuse de la technique la plus appropriée et un accompagnement attentif tout au long de la récupération. L’objectif : retrouver une main indolore, mobile et fonctionnelle, tout en minimisant les risques de récidive.
Comment poser le diagnostic ?
Le diagnostic est avant tout clinique. Lors de la consultation, le Dr Victor Katz réalise un interrogatoire détaillé pour comprendre la nature des douleurs, les gestes déclencheurs et l’impact fonctionnel. L’examen met en évidence :
Une radiographie standard du pouce suffit généralement à confirmer le diagnostic. Elle permet d’évaluer le pincement de l’interligne articulaire, la présence d’ostéophytes (petites excroissances osseuses) et la subluxation éventuelle de la base du pouce.
Ces éléments permettent au chirurgien d’adapter la stratégie thérapeutique à chaque patient.