Tendinopathie calcifiante de l’épaule

La tendinopathie calcifiante de l’épaule correspond à la présence de dépôts de calcium au sein des tendons de la coiffe des rotateurs, le plus souvent dans le tendon du sus-épineux. Très fréquente (environ 10 % de la population), elle touche plus souvent les femmes, généralement entre 40 et 50 ans. Dans de nombreux cas, la calcification est asymptomatique et découverte fortuitement à la radiographie. Mais elle peut devenir douloureuse et invalidante lorsqu’elle s’irrite ou lorsqu’une partie des cristaux se déverse dans la bourse sous-acromiale.

Qu’est-ce que la tendinopathie calcifiante de l’épaule ?

La calcification se forme à l’intérieur du tendon sous la forme d’une pâte crayeuse. Elle peut rester longtemps silencieuse, voire ne jamais disparaître, ou suivre un cycle évolutif : phase de formation, phase de repos, puis phase de résorption.

Deux présentations cliniques principales sont observées :

  • La forme aiguë “bursite calcifiante” : une partie de la calcification se vide dans la bourse sous-acromiale. Les cristaux sont très irritants et déclenchent une douleur intense, permanente et souvent insomniante, avec impotence fonctionnelle marquée.
  • La forme chronique : la calcification comprime le tendon, augmente la pression intra-tendineuse et entretient une douleur mécanique à l’élévation du bras, parfois avec conflit sous-acromial et décentrage de la tête humérale.

Dans la majorité des cas, la calcification finit par se résorber spontanément en quelques mois à quelques années. Cependant, des épisodes très douloureux peuvent survenir, justifiant un traitement ciblé.

Tendinopathie calcifiante de l’épaule : symptômes et diagnostic

Le diagnostic repose sur l’examen clinique et les examens d’imagerie. Lors de la consultation, le Dr Katz recherche les symptômes typiques :

  • douleur vive et constante, souvent nocturne ;
  • gêne importante lors de l’élévation du bras ;
  • diminution de la force et limitation de mouvement ;
  • dans les crises aiguës, une douleur insupportable rendant tout geste impossible.

Ces douleurs peuvent être confondues avec une tendinite classique ou une rupture de la coiffe des rotateurs. L’examen clinique permet de guider le diagnostic, mais seule l’imagerie confirme la présence et la taille du dépôt calcique. Ceux-ci incluent :

  • La radiographie est l’examen de référence. Elle visualise la taille, la forme et la localisation de la calcification, et permet de suivre son évolution dans le temps.
  • L’échographie complète l’examen en précisant l’aspect de la calcification et en évaluant l’inflammation environnante.
  • En cas de suspicion de lésion associée (rupture tendineuse, conflit sous-acromial), un arthroscanner ou une IRM peuvent être réalisés.

Il n’est pas rare de découvrir des calcifications asymptomatiques sur l’autre épaule, soulignant leur fréquence et leur caractère parfois bénin.

Les traitements de la tendinopathie calcifiante de l’épaule

La prise en charge de la tendinopathie calcifiante repose sur une stratégie graduelle, adaptée à l’intensité des symptômes, à l’évolution et à la gêne fonctionnelle. Le Dr Katz privilégie toujours les solutions les moins invasives avant d’envisager un geste chirurgical.

1. Le traitement médical

La première étape consiste à soulager la douleur et à réduire l’inflammation. Une cure d’anti-inflammatoires est prescrite pour une à deux semaines, éventuellement renouvelable. Elle est associée à un repos relatif de l’épaule et à des antalgiques si nécessaire.

2. La rééducation fonctionnelle

Lorsque la douleur diminue, la rééducation a pour but de recentrer l’articulation de l’épaule et de renforcer les muscles stabilisateurs. Les séances de kinésithérapie permettent d’assouplir la capsule, de limiter les frottements entre l’humérus et l’acromion, et de restaurer progressivement la mobilité.

3. Les infiltrations

Si la douleur persiste, une infiltration de corticoïdes sous contrôle échographique ou radiologique peut être proposée. Elle est réalisée dans la bourse sous-acromiale afin de calmer l’inflammation.

Le Dr Katz rappelle qu’il est préférable de ne pas dépasser trois infiltrations, afin d’éviter une fragilisation tendineuse.

4. L’évacuation radioguidée de la calcification

Lorsque les douleurs persistent malgré le traitement médical, une ponction-évacuation de la calcification peut être envisagée. Réalisée par un radiologue sous contrôle échographique, elle consiste à fragmenter et à aspirer partiellement le dépôt calcique. Ce geste, parfois appelé “lavage calcique”, s’accompagne d’une réaction inflammatoire temporaire. Un traitement antalgique et anti-inflammatoire est alors prescrit pour soulager la douleur dans les jours qui suivent.

5. Le traitement chirurgical

En cas d’échec des traitements précédents ou de calcification volumineuse, une intervention chirurgicale sous arthroscopie peut être indiquée. Sous anesthésie générale, le Dr Katz introduit une caméra et de fins instruments dans l’articulation pour :

  • vider la calcification,
  • retirer les cristaux restants,
  • et, si nécessaire, pratiquer une acromioplastie (amincissement de l’acromion) pour élargir l’espace sous-acromial.

Cette chirurgie mini-invasive permet une récupération rapide avec des cicatrices très discrètes

Quelles sont les suites de l’intervention chirurgicale ?

Après l’intervention, le bras est maintenu dans une écharpe de confort pendant une quinzaine de jours. Des soins infirmiers sont réalisés tous les deux jours sur prescription du chirurgien.

  • Les mouvements doux de l’épaule sont rapidement encouragés pour éviter la raideur.
  • La reprise du travail est possible vers 4 à 6 semaines, et le sport après environ 3 mois.
  • La guérison complète survient généralement en 6 à 8 mois, parfois plus chez les patients sportifs ou exerçant un travail manuel.

Les complications possibles

Les complications de cette chirurgie restent rares. Les principales sont :

  • infection post-opératoire, rare sous arthroscopie et facilement traitée si elle est détectée précocement ;
  • perforation du tendon, possible dans le cas de calcifications volumineuses où le tendon est déjà aminci ;
  • capsulite rétractile, entraînant une épaule raide et douloureuse pendant plusieurs mois ;
  • dans de rares cas, persistance de quelques dépôts, qui se résorbent spontanément dans les semaines suivant l’intervention.

Un suivi régulier et une rééducation bien conduite permettent de limiter considérablement ces risques.

L’expertise du Dr Katz

Le Dr Katz bénéficie d’une solide expérience dans la chirurgie arthroscopique et la microchirurgie du membre supérieur. Il pratique au sein de structures équipées de plateaux techniques modernes et travaille en collaboration étroite avec les radiologues et les kinésithérapeutes pour assurer une continuité de soin optimale.

Son approche, à la fois scientifique et humaine, vise à offrir une prise en charge personnalisée, fiable et sécurisée, adaptée à chaque situation clinique.

Tendinopathie calcifiante de l’épaule : symptômes, traitement et chirurgie | Dr Katz – Paris 17ᵉ, Paris 16ᵉ, Tremblay-en-France

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