L'arthrose est-elle seulement due à la vieillesse ?
- L’arthrose : un phénomène d’usure, mais pas seulement
- Facteur n°1 : les traumatismes, souvent oubliés mais déterminants
- Facteur n°2 : la génétique, un rôle sous-estimé
- Facteur n°3 : la morphologie et les troubles de l’axe articulaire
- Facteur n°4 : l’activité professionnelle et sportive
- Facteur n°5 : l’inflammation et certaines pathologies
- Pourquoi l’expertise spécialisée est essentielle ?
Ce qu’il faut retenir :
- L’arthrose n’est pas uniquement liée à l’âge : elle peut apparaître plus tôt lorsque l’articulation a été fragilisée.
- Les traumatismes, les gestes répétitifs ou certaines activités sportives/professionnelles peuvent accélérer l’usure du cartilage.
- La génétique et certaines anomalies mécaniques des articulations peuvent également favoriser une arthrose précoce.
- Un diagnostic et une prise en charge précoce permettent de ralentir l’évolution de la maladie et de préserver la mobilité articulaire.
L’arthrose : un phénomène d’usure, mais pas seulement
L’arthrose correspond à une dégradation progressive du cartilage, ce tissu lisse qui permet aux articulations de fonctionner sans frottement. Lorsque ce cartilage s’altère, les surfaces osseuses se rapprochent, générant douleurs, raideurs, inflammation et parfois déformation articulaire.
Si l’âge augmente la probabilité d’usure, cela ne signifie pas que la vieillesse est l’unique facteur. En réalité, l’articulation peut souffrir bien plus tôt si elle subit des contraintes anormales, des traumatismes répétés ou une surcharge mécanique excessive.
Beaucoup de patients pensent qu’avoir de l’arthrose signifie qu’ils “vont devenir vieux plus vite”. Or, l’apparition d’une arthrose précoce est surtout le signe que l’articulation a été fragilisée par d’autres éléments, parfois silencieux pendant des années.
Facteur n°1 : les traumatismes, souvent oubliés mais déterminants
Une fracture, même bien consolidée, peut modifier durablement la biomécanique d’une articulation. C’est le cas au niveau du poignet après une fracture du radius, au niveau du pouce lors d’une entorse grave ou encore au niveau du coude ou de l’épaule après certaines luxations.
Ces traumatismes, parfois anciens et passés inaperçus, peuvent entraîner une usure prématurée du cartilage. Le Dr Katz voit régulièrement en consultation des patients chez qui une arthrose apparaît des années après un accident, sans qu’ils fassent d’emblée le lien entre ces événements.
De même, les microtraumatismes répétés liés à certaines disciplines sportives, à des métiers manuels ou à des gestes professionnels répétitifs accélèrent l’usure de l’articulation. Ce phénomène est particulièrement fréquent dans la main et le poignet, deux zones constamment sollicitées.
Facteur n°2 : la génétique, un rôle sous-estimé
Certaines personnes développent de l’arthrose plus tôt en raison d’une prédisposition familiale. Le patrimoine génétique influence la qualité du cartilage, la manière dont il se régénère et la susceptibilité à l’inflammation.
Cette prédisposition ne signifie pas que la maladie est inévitable, mais elle augmente la sensibilité de l’articulation aux autres facteurs de risque. Lorsqu’un patient jeune se présente avec une arthrose sans traumatisme préalable, ce terrain génétique est souvent évoqué.
Facteur n°3 : la morphologie et les troubles de l’axe articulaire
Certaines articulations vieillissent plus vite parce qu’elles ne fonctionnent pas selon un axe mécanique optimal. Une déviation, même minime, peut entraîner une surcharge localisée du cartilage.
Par exemple :
- Un léger déséquilibre entre les tendons du poignet peut amplifier l’usure.
- Une instabilité chronique du pouce peut favoriser une arthrose métacarpo-phalangienne ou trapézo-métacarpienne.
- Une anomalie congénitale de l’articulation peut accélérer la dégradation.
Le rôle du spécialiste est d’identifier ces particularités et, lorsque c’est possible, de corriger les conséquences mécaniques avant que l’arthrose ne progresse.
Facteur n°4 : l’activité professionnelle et sportive
Certaines professions sollicitent fortement les articulations : artisans, mécaniciens, coiffeurs, personnel de santé, sportifs professionnels…
Les mouvements répétitifs, les charges lourdes ou les vibrations (marteau-piqueur, outils mécaniques) induisent une usure accélérée du cartilage.
L’activité sportive intense (gymnastique, sports de raquette, escalade, crossfit) peut également fragiliser certaines articulations, en particulier celles du membre supérieur. Là encore, l’âge n’est pas en cause : c’est la contrainte mécanique excessive qui entretient le processus arthrosique.
Facteur n°5 : l’inflammation et certaines pathologies
Certaines maladies peuvent favoriser une arthrose précoce :
- polyarthrite rhumatoïde ;
- maladies métaboliques ;
- troubles endocriniens ;
- obésité (même si elle touche davantage les membres inférieurs, l’inflammation chronique impacte tout l’organisme).
Même lorsque ces pathologies sont bien contrôlées, l’articulation peut conserver une fragilité.
Pourquoi l’expertise spécialisée est essentielle ?
L’arthrose n’est donc pas seulement une question d’âge : c’est une maladie multifactorielle dont l’évolution varie énormément d’un patient à l’autre. C’est précisément pour cela que l’évaluation spécialisée joue un rôle déterminant.
Au cabinet du Dr Katz à Paris, le diagnostic repose sur un examen clinique précis, un interrogatoire détaillé et souvent un bilan d’imagerie complet. Cette démarche permet :
- d’identifier les causes propres à chaque patient ;
- d’évaluer la sévérité de l’arthrose ;
- de proposer un traitement réellement personnalisé.
L’objectif n’est pas seulement de soulager la douleur, mais de préserver au maximum la fonction articulaire à long terme.
En fonction du stade, la prise en charge peut associer kinésithérapie, rééquilibrage musculaire, infiltrations, adaptation des activités ou, dans certains cas, chirurgie. Le Dr Katz adapte toujours la stratégie thérapeutique à la situation réelle du patient, en prenant en compte son mode de vie et ses attentes fonctionnelles.
En conclusion
Non, l’arthrose n’est pas seulement due à la vieillesse. Si l’âge reste un facteur important, de nombreux autres éléments jouent un rôle : traumatismes anciens, prédisposition familiale, contraintes mécaniques, activité professionnelle ou sportive, maladies inflammatoires…
L’essentiel est de comprendre que l’arthrose peut être prise en charge beaucoup plus efficacement lorsqu’elle est diagnostiquée tôt. Grâce à une évaluation spécialisée du membre supérieur et une approche personnalisée, il est possible d’en limiter la progression et de maintenir une articulation confortable et fonctionnelle.
À Paris et Tremblay-en-France, l’accompagnement proposé par le Dr Katz offre une réponse adaptée, claire et rassurante à celles et ceux qui souhaitent comprendre l’origine de leur arthrose et agir sur les facteurs modifiables pour conserver leur mobilité.
Dr Victor Katz
J’exerce depuis plus de 20 ans, de façon exclusive la chirurgie du membre supérieur. Orthopédiste de formation, mon parcours universitaire m’a permis d’apprendre auprès de grands maîtres tels que les docteurs J.Y Alnot, T Judet, ou encore le docteur P. Beaufils notamment, la microchirurgie, la chirurgie vasculaire, la chirurgie nerveuse et l’arthroscopie du membre supérieur. Je travaille en équipe au sein de structures pluridisciplinaires ce qui permet dans certains cas complexes de vous apporter un avis collégial.
Je suis également membre de :
- La société européenne de Chirurgie de l’épaule et du coude (SECEC)
- La société française de chirurgie de la main (SFCM)
- La société française d’arthroscopie (SFA)
- La société française d’orthopédie et traumatologie (SOFCOT)