Quels sont les signes d'une tendinite à l'épaule ?
En résumé
- La tendinite de l’épaule, ou tendinopathie de la coiffe des rotateurs, est la cause la plus fréquente de douleur d’épaule. Elle se manifeste par une douleur progressive au sommet de l’épaule, aggravée par l’élévation et les rotations du bras, souvent nocturne, parfois associée à une perte de force.
- Le diagnostic repose sur l’examen clinique, l’imagerie venant en complément. Il faut la distinguer d’une rupture, d’une calcification, d’une capsulite ou d’une arthrose.
- Un traumatisme avec perte de force ou une douleur persistante justifie un avis spécialisé, que le Dr Katz propose à Paris.
Tendinite de l’épaule : de quoi parle-t-on ?
Selon la Haute Autorité de santé, la pathologie de l’épaule la plus fréquente touche la coiffe des rotateurs, en cause dans environ deux douleurs d’épaule sur trois, avec une prévalence qui augmente avec l’âge. Cette coiffe est formée de quatre tendons (sus-épineux, sous-épineux, petit rond et sous-scapulaire) qui enveloppent la tête de l’humérus et permettent de lever et de tourner le bras.
Lorsqu’ils s’usent ou s’irritent, on parle de tendinite ou, plus justement, de tendinopathie de la coiffe des rotateurs.
Chirurgien orthopédiste qualifié en chirurgie de la main et du membre supérieur, le Dr Victor Katz rappelle que cette atteinte est le plus souvent dégénérative : elle progresse avec l’âge et les gestes répétés bras levés. L’INRS souligne qu’elle est particulièrement fréquente et invalidante chez les travailleurs manuels.
Toutes les lésions tendineuses ne font cependant pas mal : certaines restent silencieuses et sont découvertes par hasard sur une imagerie. Ce sont donc les symptômes, et non les seules images, qui orientent le diagnostic.
Quels sont les signes d’une tendinite à l’épaule ?
Le symptôme principal est une douleur, souvent sourde, située sur le sommet de l’épaule, qui peut irradier dans le bras. Elle s’installe généralement de façon progressive et ne touche le plus souvent qu’un seul côté.
Plusieurs signes doivent faire penser à une tendinite :
- une douleur déclenchée ou aggravée par l’élévation du bras, vers l’avant ou sur le côté, en particulier à mi-course du mouvement ;
- une gêne lors des rotations, par exemple pour se coiffer, se gratter le dos ou attacher un soutien-gorge ;
- des douleurs nocturnes, surtout lorsque l’on est couché sur l’épaule atteinte ;
- une baisse de force du bras lors de certains efforts, parfois associée à une mobilité réduite.
Selon les cas, la douleur ne se manifeste que lors de gestes précis ou accompagne presque chaque mouvement du bras.
Ces signes évoquent une tendinopathie, mais seul un examen médical permet de la confirmer.
Tendinite, rupture, calcification ou capsulite : comment faire la différence ?
Plusieurs affections provoquent des symptômes proches, d’où l’importance d’un avis spécialisé. Une perte de force marquée, voire l’impossibilité de lever le bras, oriente davantage vers une rupture de la coiffe des rotateurs, stade évolué possible d’une tendinopathie non traitée.
Une douleur brutale et très intense, souvent nocturne, peut traduire une crise de tendinopathie calcifiante de l’épaule, liée à un dépôt de calcium dans le tendon.
Lorsque l’épaule se bloque dans toutes les directions, y compris quand le médecin la mobilise lui-même, il faut penser à une capsulite rétractile, ou « épaule gelée ». Une raideur progressive avec craquements chez un patient plus âgé peut évoquer une arthrose de l’épaule, plus rare qu’au genou ou à la hanche.
Enfin, la HAS rappelle qu’il faut écarter d’autres causes : douleur projetée, rhumatisme inflammatoire ou microcristallin, infection ou tumeur.
Quand consulter un spécialiste de l’épaule à Paris ?
Une douleur d’épaule modérée peut d’abord être évaluée par le médecin traitant. Certaines situations justifient toutefois un avis rapide :
- une douleur apparue après une chute ou un traumatisme, avec perte de force : la HAS préconise alors un avis chirurgical sans délai, surtout chez une personne active ;
- une douleur qui persiste au-delà de 4 à 6 semaines ou ne s’améliore pas malgré un traitement bien suivi ;
- une douleur accompagnée de fièvre, d’un gonflement ou d’une altération de l’état général.
Pour les pathologies de l’épaule, le Dr Victor Katz consulte à Paris au sein du Team Épaule de la Clinique Victor Hugo (16e), structure multidisciplinaire dédiée à l’épaule, ainsi qu’au cabinet Niel (17e).
Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Paris, diplômé en arthroscopie, il se consacre exclusivement à la chirurgie du membre supérieur depuis plus de vingt ans. Son approche privilégie un diagnostic précis et un traitement médical bien conduit avant toute décision opératoire.
En conclusion
Douleur au sommet de l’épaule, gêne pour lever le bras ou le passer dans le dos, réveils nocturnes et perte de force : ces signes évoquent une tendinite de la coiffe des rotateurs. Seul un examen clinique, complété si besoin par l’imagerie, permet de la distinguer d’une rupture, d’une calcification ou d’une capsulite.
Si la douleur persiste, le Dr Victor Katz vous reçoit à Paris pour un bilan complet de votre épaule.
Sources
- Haute Autorité de santé
- Conduite diagnostique en cas d’épaule douloureuse non traumatique de l’adulte et prise en charge médicale et chirurgicale des tendinopathies de la coiffe des rotateurs (mise à jour juillet 2026)
- Recommandation de bonne pratique (texte intégral, 2023)
- Assurance Maladie
- INRS
- Pathologies de la coiffe des rotateurs dans un contexte professionnel, Références en santé au travail n° 165, TC 174 (2021)
- Revue du Rhumatisme / Revue de Chirurgie Orthopédique (Elsevier)
- Manuel MSD (version grand public)
FAQ
Une douleur progressive au sommet ou sur le côté de l’épaule, qui augmente quand on lève le bras, gêne pour s’habiller ou se coiffer et réveille la nuit lorsqu’on se couche dessus, est très évocatrice. Seul un examen clinique permet toutefois de confirmer le diagnostic.
Dans la tendinite, le tendon est usé ou irrité mais continu. Dans la rupture, il est partiellement ou totalement déchiré. Une perte de force importante ou une impossibilité de lever le bras oriente plutôt vers une rupture, que l’IRM permet de préciser.
La position couchée sur l’épaule atteinte comprime les tendons douloureux, ce qui réveille fréquemment les patients. Une douleur nocturne très intense et brutale peut aussi évoquer une crise de tendinopathie calcifiante.
Pas systématiquement. La radiographie est l’examen de première intention. L’échographie ou l’IRM sont demandées si les symptômes persistent malgré le traitement, en cas de suspicion de rupture ou si une intervention est envisagée.
Le médecin traitant est le premier interlocuteur. En l’absence d’amélioration, un spécialiste de l’épaule (rhumatologue, médecin du sport, médecin de rééducation ou chirurgien orthopédiste) peut être sollicité. Après un traumatisme avec perte de force, un avis chirurgical rapide est recommandé.
Oui, sous certaines conditions. Les tendinopathies et ruptures de la coiffe des rotateurs figurent au tableau 57 des maladies professionnelles du régime général : diagnostic confirmé, travaux exposants listés, durée d’exposition et délais de déclaration doivent être respectés.
Dr Victor Katz
J’exerce depuis plus de 20 ans, de façon exclusive la chirurgie du membre supérieur. Orthopédiste de formation, mon parcours universitaire m’a permis d’apprendre auprès de grands maîtres tels que les docteurs J.Y Alnot, T Judet, ou encore le docteur P. Beaufils notamment, la microchirurgie, la chirurgie vasculaire, la chirurgie nerveuse et l’arthroscopie du membre supérieur. Je travaille en équipe au sein de structures pluridisciplinaires ce qui permet dans certains cas complexes de vous apporter un avis collégial.
Je suis également membre de :
- La société européenne de Chirurgie de l’épaule et du coude (SECEC)
- La société française de chirurgie de la main (SFCM)
- La société française d’arthroscopie (SFA)
- La société française d’orthopédie et traumatologie (SOFCOT)
Comment le diagnostic est-il confirmé en consultation ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’examen clinique. Le médecin interroge le patient sur l’ancienneté de la douleur, son intensité et les gestes qui la déclenchent. Il examine ensuite les deux épaules : recherche d’une asymétrie ou d’une fonte musculaire, palpation des points douloureux, mesure des amplitudes, puis manœuvres spécifiques qui testent chaque tendon ainsi que la force.
La HAS recommande également d’examiner le cou et l’état neurologique du bras. Lorsqu’une imagerie est utile, la radiographie vient en premier : elle recherche notamment une calcification ou une arthrose. L’échographie ou l’IRM ne sont prescrites que dans un second temps, selon l’évolution.
Point essentiel : les anomalies visibles à l’imagerie ne sont pas toujours responsables des douleurs, ce qui doit être expliqué au patient.
Lors de ses consultations à Paris, le Dr Katz s’attache à expliquer à chaque patient ce que révèlent réellement ses examens.